Slideshow

Get the Flash Player to see the slideshow.

Philosophie Rasta chapitre 4

Chapitre 4

Ayahuasca 2010 JLMA

Poème
On ne pourrait être heureux en vivant séparés,
j’aime être patient mais l’attente ne gagnera pas.
Ne me traite pas comme une marionnette au bout d’un fil ça fait longtemps que je frappe à ta porte,
ton amour est mon remède,
des larmes dans mes yeux quand j’attends mon tour.
Laisse la lune venir briller ici dans notre vie encore.
J’ai ce message pour toi mais c’est comme si je n’étais jamais au bon moment ;
J’ai envie de te donner mon plus bel amour,
n’essaies jamais de résister et laisse mon amour nous contempler dans notre vie.
Je t’aime et je veux que tu le saches essayes-moi.
Quand la terre est pierre et que tout ce que je fais a l’air d’aller de travers
si tu as besoin de satisfaction, écoute, j’ai de l’action.
Juste une chose que je veux dire encore : essaies-moi…
tu auras satisfaction là où tu auras besoin d’action.
S’il te plait ne coule pas mon bateau ; tu devrais savoir que je l’aime comme ça.
Tu satisfais mon âme, pour chaque action il y a une réaction, ne vois-tu pas ce que tu me fais?
Je suis heureux tout autour du temps, ne vois-tu pas ?
Tu dois me croire, je tombe mon amour et quand tu m’embrasse fort tu me fais me sentir si bien.
Ne vois-tu pas mon amour? Je t’appel
tu dois construire notre amour sur une fondation,
tu dois mettre de cote l’organisation des gens, la ségrégation des hommes.
On doit être ensemble car on a la terre comme une plume,
on doit réaliser que nous sommes une personne et toutes les personnes que nous avons rencontrée sur la route et qui nous ont enrichie.
Dans ce futur resplendissant tu peux oublier ton passe, tout sera pour le mieux.
Oh petite sœur ne remue pas de larme.
Je joue ta chanson favorite, on va rocker toute la nuit.
Quand l’humeur m’attrape laisse la musique me faire vibrer, ouvre ton cœur laisse l’amour courir, ce si doux amour.
Une humeur houleuse m’envahit, laisse la musique rock me.
Une histoire qui ne pourra jamais être dite ;
Cette nuit avec moi sous la lune je vois à mes cotes mon amour qui se repose sur mon épaule.
J’ai cette histoire à te conter
Lorsque la lune s’est levée, il me semblait que tu voulais mettre au monde un soleil, tant tu t’élevais à l’horizon, lionne lumineuse.
Ecoute ce poème avec la musique de bob, il faut le lire comme une chanson.
Prends-moi par la main,
je t’en supplies tous les jours,
je ne peux croire que c’est réel ce que tu me fais sentir, je ferai tourner la terre ;
prends moi je suis là,
l’amour que je ne peux avoir me déchire le cœur en deux, dis-moi tout tes soucis comme le soleil se couche et la lune se lève,
ouvre ton cœur et tu verras clairement et brillant comme mon étoile resplendit.
Je ne peux plus tenir car je tombe aussi ;
je ne veux attendre en vain ton amour
Je te demandes de m’aider mais que puis-je faire,

Regarde
Regarde, je suis un animal sauvage et instinctif égaré dans la jungle des villes,
j’ai des déserts calmes dans les yeux, et je cherche un  soleil.
J’ai du sable et du sel dans les cheveux et je cherche une île abandonnée pour y écrire une autre histoire avec toi.
Cachée derrière le silence,
écoute je suis un chien errant qui s’est perdu un soir dans un regard tout au fond de la nuit,
je suis un loup vagabond.
J’ai voulu te construire un rêve, un jour peut-être je m’endormirai avec toi sur une plage.
La lune aura le goût de fruit sauvage et la mer le parfum du hasard.
Un jour peut-être dans une rue de Kingston, un homme noir déraciné me dansera les mots de la misère et de l’amour,
moi je sais que je ne pourrais pas t’oublier.

Les voyageurs
Ils écrivent des mots d’amour dans la poussière des mondes, ils jouent des musiques perdues dans les nuits enfumées, ils soufflent des parfums d’ aurore de Bombay à Mexico, la folie de la poésie illumine leur solitude de leurs grands yeux ouverts sur la vie, le vent des routes d’aventure ont bruler leur cheveux d’enfants libres, et dans chacun de leur sac il y a des visages, des histoires, et des morceaux de monde, et demain ils s’envoleront vers d’autres villes noires avec toujours dans leur sourires fragiles un peu de tendresse pour ton âme,
j’écoute ta musique.

En écrivant
En écrivant je sais que j’ai tout mon temps, car trop d’errances,
de visages, circulent dans mes souvenirs.
En écrivant tu apprends la résistance,
à ce dont tu as oublié le nom et l’exercice ardent des sauvegardes.
Quand par dessus bord tu déverses le trop plein en écrivant,
tu connais par cœur l’intérieur désir d’aller là où l’on ne va pas,
dans l’inconnu qui crie sur place quand tous les feux sont au rouge.
En écrivant tu rejoins la présence en vigueur dans l’errance des hommes livrés à eux-mêmes.
En écrivant tu apprends de chaque petit matin l’espérance qui se lève avec un coup dans l’aile,
mais dans un déploiement soudain,
en écrivant tu rejoins les traces de l’audace qui te mènent sur les chemins du monde
Jérusalem, New Delhi, Paris, Bogota
En écrivant les projets qui auront lieu,
tu vois ce qui change quand ceux que tu accompagnes se retrouvent sur le toit du monde face au couchant.
Au-dessus des villes grisées,
toutes les vitrines sont des miroirs de l’abstraction doucement conduites par la musique
et en écrivant tu sais,
les yeux fermés,
le chemin parmi les artères de ces capitales que lamine dans les percussions et les cuivres la voix de l’étoile Bob.
En écrivant tu retrouves le voyage,
obstinément tu suis tes marques et tu sais que rien ne t’arrêtera depuis si longtemps que tu cherches l’absolu.
En écrivant l’urgence qui te dévore, jamais tu ne t’arrêteras.
Il est difficile de vivre parmi les hommes de Babylone, il est si difficile de se taire.
Je suis ton poète

Mon amour, car si je sais que tu vas me lire et que mes mots feront vibrer ton âme, alors j’écris.
Je suis ton poète,
car avant toi, mes plus beaux poèmes étaient ceux qui ne s’écrivaient pas,
je les offrais à ma solitude avec la certitude de ne pas les abîmer.
Si je reste hanté de ta vision,
je m’accroche à l’espérance,
comme le rêve un cri silencieux,
indépendamment de ta réalité,
des autres,
quelque fois jusqu’à oublier les liens que les autres ont attachés à tes jolis poignets.
C’est par un appel à ta vie que la peur t’empêche de tendre les mains à la mort qui reste pourtant le secret de ton existence.
Tu es une création de vie,
je veux en moi-même être la création de ta vie et la négation de ta peur,
c’est l’acte le plus positif car il deviendra ta respiration.
Tu sais que tu es mon inspiration et ton désir secret est celui de la développer.
Si je suis ta poésie,
ton propre suivi dans le temps,
elle possède aussi sa propre virilité,
s’épanouit et sort sa semence,
c’est un instant de vie en dehors de la vie,
mais, rejetée de la réalité des hommes,
elle est la possibilité unique pour affirmer la vie.
Quand tu ressens le souffle des hommes tu appelles ça le bonheur ?
C’est pourtant moi qui retiens le mien,
leur malheur est de ne pas en comprendre le cheminement,
ce qui importe c’est le souffle,
l’instant,
les instants vides qui passent forgent mon âme pour le futur.
Pourquoi ces émotions viennent-elles à moi, ces images invisibles ?
Il s’agit sans doute là d’un processus mystérieux et insaisissable comme ces cercles de lune au fond de tes yeux.
Et pourquoi se gravent-elles sur les parois de mon âme ?
Et c’est le frôlement de ta main qui grave la douleur et les cicatrices sur mon cœur d’où surgissent  l’émotion et l’empreinte unique de mon œuvre.
Plus encore c’est le miracle de la création de nos âmes et de tout ce qui nous échappe.
Tu es arrivée à moi la tête haute si pleine de désir que mon souffle en tremblait
et que mes lèvres en frémissaient,
tout l’espace autour de moi frissonnait.
C’est moi qui te crée,
je viens dans ces lieux pour peut-être ne plus y retourner,
l’amour me guide et me fait agir de la sorte.
Poète, quand je te crée mon amour,
et que l’on est ensemble je me sens si léger et je deviens le vent.
Mon amour nous avons en commun la même mort,
le même cercle, cet ouroboros qui nous conduit et nous attend.
One Love

La nuit
La sagesse dit vous avez le pouvoir,
nous avons la nuit car l’amour se donne la nuit. (refrain)

Regarde donc comme l’aurore passe impatiente sur la mer, ne sens-tu pas la soif et la chaude haleine de mon amour ?
La sagesse dit vous avez le pouvoir,
nous avons la nuit car l’amour se donne la nuit.

Je viens de regarder dans tes yeux, lionne.
J’ai  vu scintiller de l’or dans tes yeux nocturnes,
cette émotion a fait cesser les battements de mon cœur, lionne.
Car c’est d’en haut que pleuvent les étoiles,
c’est vers le haut que vont les gracieuses poitrines
et vers nos mains ouvertes que leurs étincelles prennent toute leur intensité.

La sagesse dit vous avez le pouvoir,
nous avons la nuit car l’amour se donne la nuit.

Un peu de raison cependant, un grain de sagesse dispersé d’étoile en étoile,
c’est à cause de la folie que j’ai trouvé dans toute chose cette certitude bienheureuse.
Elle préfère danser sur les pieds du hasard.
Oh lionne au-dessus de moi, lionne pudique et ardente.
Tu me dis, comment, est-ce là, la vie ?
Allons recommençons encore une fois.

La sagesse dit vous avez le pouvoir,
nous avons la nuit car l’amour se donne la nuit.
il te faut redevenir enfant et sans honte.
Tu es devenu jeune sur le tardmais si tu veux devenir enfant, tu dois surmonter ta jeunesse.

La sagesse dit vous avez le pouvoir,
nous avons la nuit car l’amour se donne la nuit.
Je veux aspirer la mer et boire tes profondeurs
que ton désir élève avec ses mille frissons.
Pareil au soleil j’aime la vie et toutes les mers profondes.
J’aime la liberté et l’air sur la terre de Zion,
j’aime encore dormir avec toi sur la terre des lionnes
que dans les maisons des hommes de Babylone.

La sagesse dit vous avez le pouvoir,
nous avons la nuit car l’amour se donne la nuit.

Et s’il leur vient des lionnes tendres,
les rastas savent que la nature elle-même est amoureuse d’eux.
S’il existe un chemin secret qui mène au savoir nous croyons aux lionnes et à leur sagesse
Et si nous désirons même les choses que les vielles lionnes se racontent le soir c’est ce que nous appelons nous-mêmes l’eternel féminin.

La sagesse dit vous avez le pouvoir,
nous avons la nuit car l’amour se donne la nuit.

Et puisque nous savons peu de choses,
nous aimons du fond du cœur surtout quand ce sont de jeunes lionnes.
Le lion et la lionne étendus sur l’herbe
croient en dressant l’oreille apprendre quelque chose qui se passe entre ciel et terre,
il y a tant de choses entre le ciel et la terre que les lionnes sont les seules à avoir rêvé.

La sagesse dit vous avez le pouvoir,
nous avons la nuit car l’amour se donne la nuit.

Celui qui veut créer au-dessus de lui-même,
celui-là possède-t-il les yeux de la lionne la plus pure ?
Lorsque j’ai découvert et suivi ma propre vie,
les hommes de Babylone se sont moqués de moi
en vérité mes pieds tremblaient alors.

La sagesse dit vous avez le pouvoir,
nous avons la nuit car l’amour se donne la nuit.

En vérité je suis moi-même un oiseau effrayé qui, un jour, les a vu nus mais sans couleur,
je me suis enfui lorsque leurs squelettes m’on fait des promesses d’amour,
je ne les ais pas crus.
Je suis errant dans toutes les villes et à toutes les portes je suis sur mon départ.
C’est ainsi que je suis retourné dans Zion,
c’est ainsi que je me suis éloigné des hommes de Babylone,
que je me suis enfuis de la civilisation.

La sagesse dit vous avez le pouvoir
nous avons la nuit car l’amour se donne la nuit.

Qu’il faille que je sois sans prudence,
c’est là, la providence qui est au-dessus de ma destinée.
Libre du bonheur des esclaves, délivrées des dieux et des adorations, sans peur, sauvage et solitaire, telle est la destinée de la lionne.
Et ceci est le bonheur, être libéré par les lionnes,
ne plus être victime des holocaustes, le savais-tu déjà ?

La sagesse dit vous avez le pouvoir,
nous avons la nuit car l’amour se donne la nuit

Il fait nuit, voici que s’éveille tous les chants d’amour,
et mon âme aussi est un chant d’amour.
Il fait nuit, voici que mon désir jaillit comme une source,
mon désir veut atteindre ta voix.
Il fait nuit, voici que s’élève ta voix plus haute que les cascades jaillissantes
et mon âme elle aussi est une cascade jaillissante.
Tu es la lumière,
ah si j’étais la nuit
Mais c’est ma solitude d’être enveloppé de ta lumière.

La sagesse dit vous avez le pouvoir,
nous avons la nuit car l’amour se donne la nuit.

Douce racine
Si tu as des notes dans le cœur et si le riddim te suffit,
prends tes poumons a plein poumon et viens mon amour,
la plus belle victoire contre le pouvoir c’est de vivre,
one love,
Un grand matin sur le Sahara j’imagine
tes cheveux emmêles sur tes épaules
et tu écarquillera les yeux sur les crêtes des dunes cristallines
et tu fais le premier pas car il engage toujours sur un nouveau chemin

Que tu es belle mon amour
que tu es belle,
je plonge en toi,
tu plonges en moi,

Mon amour, donne-moi un baiser de ta main,
elle est plus douce que ta main droite ne la laisse pas s’envoler,
car tes doigts sont meilleur que l’eau pure,
et ils ont l’odeur des parfums les plus précieux qui se répand en moi comme une huile,
entraines-moi près de toi,
que je devienne toi au yeux noir
mais que tu es belle fille de la planète,
tes lèvres sont comme des mangos sauvages,
dans le jardin des fruits,

Que tu es belle mon amour
que tu es belle,
je plonge en toi,
tu plonges en moi.

Douce racine,
l’amour n’a d’autre loi que toi,
j ai joui tant de fois sur tant de filles nues,
et je sais qui je cherche
et je danse, que tu es belle,
tes mains sont comme un troupeaux d’antilopes qui descendent du mont Zion,
ils ont le parfums du jardin des délices
rempli de fruits de la passion,
de grenades et de toute sortes de choses,

de myrrhe de safran et même un rayon de miel,
tes cheveux sont comme des jeunes rameaux de palmieret ils sont noirs,
que tu es belle mon amour
que tu es belle,
je plonge en toi,
tu plonges en moi,

Tes yeux sont comme ceux des oiseaux blancs qu’on voit sur l’eau des fleuves,
et qui se tiennent le long du courant d’eau,
tes joues sont comme de petits parterres de plantes aromatiques sculptées par des parfumeurs,
les jointures de tes jambes sont comme des colliers,
et ta taille est semblable a un palmier,
je monterai sur le palmier et j’en cueillerai les fruits,
l’odeur de ta bouche est comme celle de l’ananas
et ta salive est comme un élixir sucré digne d’être gouttée entre tes lèvres et tes dents,

que tu es belle mon amour
que tu es belle,
je plonge en toi,
tu plonges en moi,
Le plus beau poème des poèmes est celui que me dit ton cou ta nuque et tous ses secrets, one love
.

Comme ta musique est belle
Lever les yeux et boire la clarté du jour,
avoir envie de vivre,
envie de te sourire et envie de te caresser ,
comme un enfant perdu dans l’amour de rêver,
hurler mon âme
danser ton corps,
Comme ta musique est belle.
Lever les yeux et boire la clarté du jour,
avoir envie de vivre.

Tendre la main et m’entrainer dans ton pas de danse et m’inviter sur les lignes invisibles au plus beau des refrains

Comme ta musique est belle
lever les yeux et boire la clarté du jour,
avoir envie de vivre.

Sentir le battement du temps qui passe,
se faire prendre au piège de tes doux arpèges,
de ta si douce mélodie.
Accorder mes rêves à ta musique
Remplir mes poumons de toi de tes lèvres patientes.
Le ciel est enfin là, mon amour,
vers l’étoile idéale tu te retrouveras

Comme ta musique est belle
lever les yeux et boire la clarté du jour,
avoir envie de vivre.

Babylone

Tu voudrais peut-être chanter les couleurs de ton rêve sur les murs de Babylone
sur le pavé des rues malades,
mais pas n’ importe où,
pas n’ importe quand,
tu voudras peut-être parler de tous ces esclaves qui auront croisés tes nuits en un souffle de vie,
en une pluie de couleurs qui ruisselle jusqu’à l’aurore
sur ton visage, sur tes yeux,
mais pas pour dire n’ importe quoi.
Pas à n’ importe qui,
enfermer tes mots, nettoyer ta musique ?
Et puis des uniformes, dans ces pays de liberté,
ils ont déjà pensé à toi pour y ranger ton âme,
ne souffle pas la flamme de tes yeux pour une histoire inachevée,
ne souffle pas la flamme de tes yeux car l’espace est devant ta mémoire, mon amour.

La lionne noire

A l’horizon de ma route embrumée,
elle s’approche lentement de mon visage blanc,
puis comme une enfant fugitive
s’élance dans les yeux perdus de mon âme voilée.
Tu m’as tendu la main, tu as découvert mon silence
et tu m’as regardé dans la nuit de nos yeux brûlés.
Tu m’as regardé fuir les fantômes d’une histoire effacée.
Nous avons partagé la fumée bleutée s’entremêlant
dans cette ombre liquide,
tu m’as regardé vivre ta réalité,
j’ai caressé ton âme pour que mes mains soient ton rivage,
j’ai fixe ton image dans la fragilité de mon sommeil
et puis un jour très loin du monde je me suis réveillé entre le vide et le silence,
entre l’amour et ta folie multicolore,
sur les itinéraires de l’ inconnu,
pour que nos solitudes s’enflamment de regards imprévus infiniment soudains,
infiniment brûlants,
pour que nos bras se tendent avec l’envie,
avec l’amour d’aller plus loin toujours plus loin,
respirer chaque jour le parfum du hasard sur les routes imprécises,
s’endormir chaque nuit sous les étoiles d’aventures avec toi.

Kaya

Immobile silencieux et laissant la fumée pénétrer l’esprit de ce calme serein,
je sens la nuit qui glisse et devant moi l’harmonie éternité,
lumière spirituelle éclairant des vestiges de démence qui s’éparpillent dans l’océan,
purifiées demain par ta danse sensuelle,
démence et nudité,
simplicité géniale et puis la nuit qui glisse avec toi.

Toi seule
Toi seule sais vraiment sentir comme je lis l’amour dans tes grands yeux noir,
toi seule sais vivre avec moi le pourquoi de mes larmes,
toi seule peut vraiment m’aider à serrer ta main sur mon cœur
toi seule a la force d’être en moi pour comprendre comme je t aime.

OFFICIERS DE BABYLONE, MESSIEURS DE LA TECHNOCRASSE

SONNERIE DE REVEIL,
TOUT LE MONDE DEBOUT DEJA HUIT HEURES,
BONJOUR PATRON LA TECHNOCRASSE BAT SON PLEIN,
ET T’AS ENVIE DE CRIER MERDE A TOUT CE TROUPEAU D ALIENNES QUI COURENT LES YEUX FERMES,
DE CHEQUES BANCAIRES EN HORAIRES FIXES,
ET T’AS ENVIE DE CRIER MERDE PARCE QU AUCUN D’ EUX N A REMARQUE QU’ UN NOUVEAUX CIEL VENAIT DE TE SOURIRE,
AVEC D’AUTRES DESIRS , D’ AUTRES DESTINS,
MAIS QUAND ON NE SAIT PLUS VIVRE
QU’ EN ATTENDANT LA FIN DU MOIS POUR UN ZERO DE PLUS AU FOND D UN COMPTE A ILLUSIONS,
ET PUIS RECOMMENCER,
COMMENT LUI FAIRE COMPRENDRE QU’ AUJOURD’ HUI  N’ EST PAS HIER ?
QUE CHAQUE JOUR DOIT ETRE UN NOUVEAU SIGNE,
COMMENT LUI FAIRE SENTIR QUE CHAQUE CREPUSCULE COLORE LA VIE DUN NOUVEAUX REVE ?
ET TOI MON AMOUR PRISONNIERE DU SILENCE OU SE DESECHE UN REVE QUI S EST ECRASE SUR LE MIROIR DE LA REALITE,
TOI QUI ETOUFFES CHAQUE JOUR SOUS LE BAILLON DE TON IMAGE,
SOUS LE REGARD IMPITOYABLE DU MEPRIS,
DANS LA SOUFFRANCE DE LEUR JUGEMENT,
DANS LE GLAS DE LEUR CRUAUTE,
TOI QUI TREMBLES  DE FROID QUAND TU SOURIS POUR PLEURER,
QUAND TU RIS POUR HURLER,
QUAND TU TE CACHE POUR AIMER,
TOI QUI SEULE SAIT VRAIMENT CE QUE VEUT DIRE UN CORPS,
TOI QUI MIEUX QUE PERSONNE SAIS RESSENTIR  LA BEAUTE D’UN VISAGE,
TOI QUE J’AIME, ECOUTE LA MUSIQUE DE TOUT UN PEUPLE QUI S’ELEVE VERS LA CONQUETE DE TON DROIT DE VIVRE.

Vivre

Apprendre à mieux vivre en toute nudité,
en toute vérité,
tu veux souffrir et tu veux jouir,
tu veux gémir et tu veux survivre,
tu veux me vivre et puis me désirer,
bien plus profondément que tout,
tu veux que je t’aime avec ta violence ta tendresse et tes doutes,
tu veux mon rêve et ma réalité, aussi tout et rien,
ma dérision et ma grandeur, ton néant et ton infini,
tu veux m’inonder de ta vie et te noyer dans mon sommeil.

Derniers mots d’une étape

Ils étaient des millions d’enfants qui rêvaient,
mains tendues vers le ciel,
pour remplir leur âme d’un peu de tendresse.
Ils étaient des millions d’enfants le regard fixe,
bouche ouverte sur l’infini d’un appel étouffé,
et c’est dans le reflet d’une larme,
une plaie béante au cœur de l’illusion,
prisonniers d un monde d’adultes,
que je réchaufferais leurs rêves avec les mots de ma tendresse,
ils partiront entre l’essentiel et l’absolu sur les chemins multicolores de leur rage d’exister,
fragile comme ma conscience d’enfant au hasard d’une nuit,
derniers mots d’une étape.

Peinture écrite

les couleurs de ton corps seront peintes par la lune au sommet des volcans
et je me lâche
et peu importe alors si repris dans l’accord des couleurs de ta peaux,
ces roses lavande ces bleus sombres ou perle noir dans le ciel orangé,
justesse de cette couleur qu’elle illumine,
au loin là-bas à coté du monde je deviens un feux,
un passage,
elle est l’alchimie du monde délivré du langage quand sa confiance s’aveugle,
l’instant d’après,
retrouvant par lumière tout son pouvoir d’allégresse,
mais ce sont maintenant des pointes de couleurs, d’encre assez espacés
et plus elle prend comme ici des risques plus elle devient…
mieux, elle dit non à la nuit, l’imminence d’une illumination semble peser de plus en plus fort du dedans, pas de regard sans vision on a beau demander aux yeux,
et je dessine tes contours à la lumière.

Le dessein qui se profile sera la plus jolie sculpture que je façonnerai avec mes mains serrées sur ta peau humide,
que je prendrai à deux mains encore et encore
pour celle qui a su s’affirmer à tous les instants du bonheur,
accueillir mes deux main qui se rapprochent comme un réceptacle
dont le liquide sera le miroir de notre vie
mais là quel beauté
Jusqu’à hier ou presque il n’y avait pas de promesse,
d’où cet abandon pour finir,
il faudra bien qu’un jour l’autre vie, l’absolue, advienne.
Pour un projet de transmutation,
une autre vie magique peut réveiller l’espoir le plus intense de tes rêves,
on peut parler de résurrection, c’est vrai,
mais est-ce une faute ?
Tu as été créé par le souffle de la terre,
la terre vraie c’est l’expérience du temps,
des passions,
de la confiance que tu accordes a tes désirs d’abord,
puis de longues nuits extenuées,
l’appel de la terre est une tentation irrésistible depuis l’aube de la culture,
ce recouvrement d’un plein sur le vide remplit ton corps lisse,
et me fais frissonner au moment ou j’écris ces ligne…
Je t’aime tant

la musique trace une fumée bleue de solitude et de désir,
j’écris des sons perdus dans l’immensité du délire,
j’écris des mots qui meurent au fond de ma réalité,
j’écris des mots qui vivent aux confins de mon rêve,
je caresse le soir de mon frêle sommeil,
je caresse l’envie de serrer contre moi l’âme de ton corps abandonné à l’amour du plaisir.
J’ai voulu croire en mon océan d’ivresse,
dans la flamme hésitante,
je réchauffais mes rêves avec les mots de ta tendresse,
et dans tes yeux aux couleurs de l’espérance,
et dans le vent des mélodies j’ai laissé retomber le voile sur ma danse incertaine,
entre la mort et la lumière sur les contours de ton sommeil  brûlant,
confusion des images pour le salut
ou l’agonie de ma folie d’enfant, l’oubli n existe pas.

Je t’ai quitté puis j’ai quitté Paris puis j’ai quitté les îles,
je suis parti bien plus loin,
je suis parti pour de bon.
C’est dur de penser à ton corps si vivant qui ne dansera plus à ta tendresse et à l’espoir,
mais ça me réchauffe de penser que le prochain refrain sera pour toi.

Viens

Viens.
Viens vite avant que ne surgisse la déchirure du réel.
Viens, tout l’univers secret de ce mystère voilé
en plein milieu de ma transparence,
avec les ailes caressantes d’un papillon qui danse dans la nuit des temps
et se pose à l’aube sur toi,
mon amour,
comme un flocon d’espoir sur la plaie de la réalité,
mon secret a des mains pour sculpter,
mon secret a des mains pour écrire sur ton corps,
des lèvres pour t’effleurer et tu ne comprends plus,
S’efface au matin dans un nuage de tristesse
mon secret replie ses ailes d’inexistante caresse.
De l’absence
de mon désir qui glisse de ma joue jusqu’à ma bouche grande ouverte sur l’abîme de l’indifférence,
qui me prends à la gorge,
qui m’étouffe,
qui m’étrangle,
en plein milieu de ma transparence qui m’enserre et puis … plus rien….  je t’aime

Je changerai les mains du temps pour étaler non amour partout sur terre.
J’adore la joie que tu apportes.
Je ferai n’importe quoi, tu es mon tout.
Tu es le soleil que je vois depuis le jour où tu as attrapé mes yeux et mis ton cœur dans ma main.
De t’avoir sur ma terre de rêve serait comme le paradis pour moi.
Je te ferai tourner autour des cascades et tu pourras enfin respirer l’amour de l’air.
Je sais que non amour pourrait remplir la terre et durer jusqu’à la fin des temps.
Je t’aime plus que tout au monde.

Ce soir à Cartagena
Ce soir comme tous les soirs,
on s’accorde à ta musique pour laisser y échapper les plus belles de tes notes.
A l’abris d’un arbre, adossé à une chaise suspendue dans le vide,
allumée par une cigarette sans tabac,
je n’y comprends plus rien
je ne cherche d’ailleurs pas à comprendre,
l’endroit est comme suspendu
et tes notes éclairent nos âmes,
je reste là et j’attends,
pas vraiment puisque je ne sais ce que le temps est.
Il ne peut y avoir de plus bel endroit sur terre que celui de l’amour dans le cœur.
Tu es lumière de lune.
Comment tu m’as ensorcelé,
enchanté.
Tes yeux sont comme ceux d’une chatte dans l’ombre,
je serais ton océan d’amour, j’ai ma vie juste pour être avec toi.
Verse un pur amour dans ton cœur et le monde sera un meilleur endroit pour toi et moi.

J’aime tant

J’aime tant l’écho sur la mer.
Ta bouche, et les premières heures du jour.
Tes jambes, et les voix amies.
Tes mains, retrouver ensuite la découpe ocre d’une ville dans la hauteur.
Tes cheveux, et c’est là qu’au soir on rouvrirait le voile de nos âmes.
J’aime tant aimer le fantastique amour qui m’aime tant.
J’aime tant le mystère, et la tension
et la peur même dans les livres.
On est habité de ces phrases et de ces mots.
L’odeur de ta nuque.
J’aime tant aimer les phrases qui arrachent avec elles toute une peau du monde.
La courbe de ton dos.
J’aime tant regarder les sculptures et leur moule.
Tes hanches et tes fesses,
l’intimité de tes lèvres.
J’aime tant comme on se sent fort parfois dans notre cage d’os et de cuir…
Tes seins.
J’aime tant celle qui me fait face et me regarde,
tes yeux.
J’aime ce grand vide qui m’allège en-dedans,
faire l’amour avec toi.

Merci à Toi pour être le souffle de l’énergie créatrice.
Tu es positive,
belle comme la vie,
sensible comme les sens,
sensuelle comme la peau,
douce et délicate comme le rêve,
tu existes à chaque battement du cœur dans nos journées comme dans mes nuits,
tu es la création,
la plus belle création de la terre.
Regarde donc comme l’aurore passe impatiente sur la mer!
Ne sens-tu pas la soif et la chaude haleine de ton amour ?
Je veux aspirer la mer et boire tes profondeurs,
ton désir s’élève avec ses mille frissons, la mer veut être baisée et aspirée par le soleil,
elle veut devenir air et hauteur et sentier de lumière et lumière elle-même!
En vérité, pareil au soleil, j’aime la vie et toutes les mers profondes.
J’aime la liberté et l’air sur la terre fraîche.
J’aime encore mieux dormir avec toi sur la terre des lionnes que dans les maisons des hommes réduits à leurs honneurs et leurs dignités.

Quel songe
Je songe à celle qui s’est levée pour honorer la terre, les mains plus nues qu’à ta naissance et tes lèvres plus libres, je songe a cette maison construite comme un poème ou il n’ y aurait ni toit ni mur, je rêve d y dormir avec l’amour, là-bas mon amour…
Jean-Luc Meyer-Abbatucci

Dimanche 31 janvier

Je ne sais plus comment te souhaiter une délicieuse journée.
Je me suis réveillée en rêve dans tes bras, le soleil brillait.
Mes mains caressaient l’air et en attrapaient les ondes délicatement pour les faire glisser sur ton corps et te façonner.
Ce n’était pas Toi qui explosais dans l’air mais c’était l’air qui te découvrait,
te peignait,
coulait sur tes courbes à peine ébauchées,
et peu à peu te révélait, tu apparaissais de l’onde,
tu naissais de l’air,
neuf par mes mains.
J’avais de superbes roses pour aller les parsemer sur tes yeux endormis,
Doors dans mon coquillage (Ipod) pour te ravir l’oreille,
un sourire d’amante,
un appareil photo à ma merci et des jardins sous le soleil pour la journée.
Mais tu as frustré ma spontanéité,
c’est grave parce que cela risque de changer mes yeux sur ta nuque et de calmer mes mains ondulant dans l’air tiédi.
Pour la première fois depuis deux mois j’ai eu envie de prendre mon vol.
Et comme les ondes ont des antennes,
mon téléphone s’est mis à sonner trois fois,
trois fois d’amours proches et lointaines qui attendaient leur jour,
à l’affût de ta première erreur.
J’ai souri, joué, récupéré cette spontanéité que je n’ai pas encore eu l’occasion de t’offrir,
liée par l’amour patient que je te garde et qui attend et attendra longtemps son heure en s’infiltrant avec amour tendre.
Message ambigu qui voulant tout t’offrir pour tes vingt ans,
t’offre ma vérité et, le faisant,
t’offre encore plus qu’un amour et surtout pas un reproche.
Le comprendras-tu ?
Par ma spontanéité frustrée,
je t’offre encore plus que mon amour, je t’offre ma liberté.
A plus tard.
Demain ce sera mon tour d’anniversaire. Hélène Le Drogou 2010

Je désirais aller à la rencontre de quelqu’un sans passés,
ni le sien ni le mien, purs présents arrogants.
Alors ta vie s’est arrêtée en face de la mienne,
de l’autre côté de la rue, dans la maison peinte de violet.
Tu avais besoin de ma force pour reprendre ton souffle,
tu l’as assiégée avant que je ne prenne garde, toute simple et offerte que j’étais.
La valise de vie que j’enjolivais,
ton apparition la laissa béante, tous gris-gris éparpillés.
Mais à présent, de quoi donc ces fétiches aveuglés de lumière vont-ils me protéger sur la pierre du môle ? Je les ai jetés aux regards des marins et l’eau salée les a éclaboussés.
Quel sacrilège !

Je ne voudrais que t’écouter raconter Israël,
nos Israël, comme si toute l’histoire pouvait s’y infiltrer.
Mon intuition m’y ramène toujours,
au-delà de moi-même, dans mes peurs,
dans mon sommeil,
dans mes passions,
dans mes renoncements et mes blessures niées.
Je suis malade de ton intelligence et d’une erreur encore cachée
à cerner dans ma mémoire.
A chaque petite distance entre nous deux,
le mal à Toi reviendra, connu, chronique,
maladie étrange qui, me déshabitant de ma vie,
me réunit avec un autre moi-même nomade depuis tant d’années,
imprudent.
Tu seras à la fois ma maladie et son remède !
Je n’ai plus qu’à t’absorber pour survivre !   Hélène Le Drogou 2010

Chevilles nouées dans l’obscurité du jour
et brillance de nuit des soleils de Casamance.
Il fait si doux ici, je te regarde libre et joyeux,
détaché de moi mais si près.
Je suis prête à renoncer à tout ce que je suis devenue.
J’ai tout oublié, je suis pure et inutile.
Est-ce suffisant pour inventer la vie ?
Je suis ta glaise,
celle des forêts menaçantes de nos prisons dorées,
luxuriantes de nos passés en miroir,
ou celle des marigots sans mémoires.
Je danserai pour toi,
rythme lent et végétal, saurai-je encore être dune,
bois de violette et odeur de sable ?
Ton odeur à corossol parfume ma nuit, blanche pour te regarder.
Quand mes ongles seront rayés de la douceur de ta peau ensommeillée,
l’aube sera une menace.
Les journées commencent au soleil de midi,
quand la sueur te soulage de toi-même,
quand ta force s’arrache de l’accablement de l’air,
quand ton ventre plein crie victoire.
J’ai fouillé l’aine de mon chien et j’ai senti tes cheveux rêches.
Ton sang coulait dans les nervures des feuilles vernissées des caféiers.
Je t’ai étreint en t’effleurant, tronc lisse de goyavier.
Et je me suis préparée lentement aux rêves de la nuit à venir.
Je serai meurtrie par celui qui te regarde sans me voir cachée dans la transparence de ta peau.
Hélène Le Drogou 2010

Nos quatre mains battaient en rythme syncopé les nobles messages de Bob,
ta longue et fidèle passion pour le reggae roots.
Enlacés et libres, heureux,
un verre d’aguardiente pour rester près de nous,
l’aube est née et nous a accueillis.
« Unissons-nous, sentons-nous bien »         Hélène Le Drogou 2010